Jesse Marlow, scènes de rue et ambiguïté
Suivant un peu sur la même pensée (le même questionnement) énumérée dans mon billet sur Tim Barber il y a quelques semaines, je vous suggère aujourd’hui le travail de Jesse Marlow.
Suivant un peu sur la même pensée (le même questionnement) énumérée dans mon billet sur Tim Barber il y a quelques semaines, je vous suggère aujourd’hui le travail de Jesse Marlow.
Si vous deviez d’écrire, la vie, votre vie et votre style de vie en image que feriez-vous?
Dix années sont passées depuis le 11 septembre 2001, pourtant, pour beaucoup, le souvenir est frais comme si l’évènement datait d’hier.
« Nous ne sommes pas des photocopieurs sur pieds. Nous sommes des raconteurs. », une citation du photographe Damon Winter (que j’ai traduit librement).
Il existe plusieurs débats vis-à-vis la photographie, « le photojournalisme est en crise », « le noir & blanc », « cette photo de Doisneau était un montage … », etc. Parmi tous ces débats plus ou moins perpétuels, celui voulant que la pratique de la photographie de rue ne soit possible aujourd’hui, une situation attribuable aux lois en place, ne semble pas vouloir laisser sa place.
Ces photos publiées via Newsweek la semaine dernière sont, fort probablement, les dernières capturées par Tim Hetherington avant sa mort en Lybie il y a quelques mois.
La guerre en Libye fait toujours rage plusieurs mois après son déclenchement, rien ne semble gagné et beaucoup se questionnent sur l’aboutissement du conflit et ses éventuelles conséquences. Michael Christopher Brown est l’un de ceux qui se questionne, autant sur le conflit que les libyens eux-mêmes et son rôle dans ce contexte. Un questionnement tout à fait légitime quand l’on considère que Michael était parmi les blessés dans l’explosion qui a pris la vie de Tim Hetherington et Chris Hondros.
J’avoue ne pas avoir de très bonne connaissance géographique. J’ai du vérifier qu’Istanbul était bien une ville de la Turquie. Je vous parle donc de ce livre sans connaissances particulières du contexte politique de la ville.
« The Fighting Season », produite en Afghanistan par Louie Palu, est une série qui démontre la guerre au front du côté des soldats canadien.
Hard Ground est un livre. Un livre tout ce qu’il y a de plus normal. Un « hard cover », une centaine de pages, du texte et des images. Oui, tout ce qu’il y a de plus normal à première vu, mais si on s’y attarde… En tournant les pages, on constate qu’il n’y a pas de numéro de page, mais des noms et des visages. Une série de visages inconnus, des expressions à nues, tous plus honnêtes les unes que les autres. C’est visages, sont ceux d’hommes, de femmes, de familles vivant « on the hard ground », dans la rue, comme ceux que nous avons peine à regarder sur les trottoirs de Montréal. Vous savez de quoi je parle, j’espère.