La question … encore et toujours.
Marc-André Pauzé a écrit un article sur son blogue Alpha Reporter, concernant la photographie argentique. La lecture m’a fait réfléchir à mes propres opinions sur l’argentique versus le numérique (pour une énième fois).

© Patrick Alonso - un appareil argentique, vue d'un appareil numérique.
Il étais un temps ou c’était la question qui préoccupait nombre de photographes (amateurs et professionnels). Marc-André réfère à un article du photographe Asim Rafiqui et tous les deux apportes plusieurs bons arguments sur le sujet en évitant le plus possible les clichés (ce qui est difficile en abordant cette question).
La phrase qui m’a fait accrocher et décider d’écrire un petit billet en suivi est la suivante;
la photographie argentique demeure un processus plus lent, qui exigence une plus grande concentration et conscience puisque les erreurs ne peuvent pas être corrigées avant que les résultats soient vus (écris par Asim et librement traduit par Marc-André).
Ce concept qu’à l’époque de l’argentique nous prenions plus de temps et étions moins paresseux est vieux et cliché. Selon moi, il y a de bons photographes et de mauvais photographes. Un bon photographe prend les moyens pour réussir de bonnes images peu importe le médium qu’il utilise, le mauvais photographe coupe des coins et prend des raccourcis. C’était pareil à l’époque de l’argentique, l’arrivée du numérique a simplement donné plus de moyens aux photographes médiocres d’exposer leurs photos à grande échelle.
Je ne prends pas moins de temps pour faire des images maintenant qu’avant, en réalité, la possibilité de voir l’image immédiatement fait que je prend souvent plus de temps pour produire le résultat qui m’intéresse vraiment, explorant différents cadrages et expositions sans crainte de bruler tout mon budget pour une seule image finale. Rares sont les moments ou je pense « Une fois passé par Photoshop, celle-là va être malade! ».
Pour ce qui est de la question de l’argentique versus le numérique, personnellement, cela m’importe très peu (lire aucunement). Moi j’ai fait le choix de travailler avec le numérique pour différentes raisons, je m’amuse encore avec l’argentique mais je ne choisirais pas de travailler avec pour un contrat, aussi pour différentes raisons. Quand je regarde le portfolio d’un photographe, ma première question n’est pas à savoir avec quel outil il l’a produit, est-ce vraiment important? Nous nous armons du médium avec lequel nous sommes à l’aise ou qui nous inspire ou nécessaire pour matérialiser les images qui nous trotte dans la tête.
Laissons les puristes monologuer tant qu’ils le désirent. On a d’autres chats à… shooter. (fail du jour)