Le feu d’Annie par Romain Courtemanche
J’ai découvert Romain Courtemanche via le blogue Conscientious. J’ai rapidement épluché tous ses portfolios et j’en demande plus.
On reconnaît un style de sobriété dans ses photos qui est très populaire. Les sujets ne sont pas toujours mis en évidence en étant au premier plan, mais les photos n’en sont pas moins excellentes.
Une des séries de Romain qui ne manque définitivement pas de sujets est « Le feu d’Annie ». Les portraits d’amateurs d’armes à feu ainsi que les lieux où ils pratiquent leur passion (et leurs visées) sont tous très intéressants. Le sujet est sérieux, mais je ne peux m’empêcher de trouver des aspects cocasses quand je regarde des portraits de gens (âgés) avec leurs armes.
Suivez ce lien vers le site de Romain, ensuite cliquez sur « Photographie » et puis « Le feu d’Annie ».


Au moment de publier, j’étais curieux de savoir si Romain avait photographié ses sujets en France ou en Amérique du Nord, je lui ai écrit et voici sa réponse …
Pour répondre à votre question, j’ai réalisé l’ensemble des photographies, début 2009, dans un stand de tir dans le 18ème arrondissement de Paris.
Tous les protagonistes de ma série sont installés en France et vivent à Paris ou dans la région Ile de France. Pour la plupart, ils viennent très fréquemment au stand. Pour certains, la pratique du tir s’effectue dans le cadre d’un entraînement régulier, voire dans la perspective de participer à des compétitions. Mais la grande majorité se divise en deux autres catégories. Il y a ceux qui tirent pour le plaisir et la détente et ceux dont la profession implique le port de l’arme et l’exercice quotidien du tir. En France l’obtention d’une licence pour posséder une arme reste un processus long et onéreux.
Pour information, afin d’avoir une autorisation pour réaliser mes photographies, j’ai dû dans en premier temps solliciter l’antp (Association Nationale de Tir de la Police) à qui appartient le stand de tir. On trouve une dizaine de stands en région parisienne.